Association Républicaine Poulain-Corbion

Association Républicaine Poulain-Corbion

28 octobre 2011 Allocution au rassemblement-anniversaire

 

 

Allocution prononcée par Edouard Le Moigne, à Saint-Brieuc,  à l’occasion du rassemblement anniversaire de la mort de Poulain-Corbion le 28 octobre 2011

 

Nous sommes réunis devant la plaque commémorative de la mort violente de Poulain-Corbion, dans la nuit du 25 au 26 octobre 1799, les Chouans ayant investi la ville par surprise.

 

Nous voudrions d’abord saluer les descendants de Poulain-Corbion présents ou excusés : Gilles Mathonnet de Saint-Brieuc, Constance Mollicone de Bar-Le-Duc, Anne Dusart de Pagny-en-Ville en Côte-d’Or, André et Roselyne Ernoult de Fontenay en Seine-Maritime dont la maman, adhérente de notre association, est la dernière à porter le patronyme « Poulain de Corbion ». Nous saluons la présence de Mathieu Hamon de Saint-Brieuc, de Annick et Lisenn Pincemin de Cordoue de Saint-Alban.

 

 Nos remerciements vont aussi à Pierre-Vital Bérard de Marseille descendant de Poulain-Corbion au niveau de la 11ème génération, qui a envoyé un chèque pour le paiement des fleurs que nous déposerons tout à l’heure au pied de la plaque avec le concours des enfants Adèle, Maël et Hermione descendants de l’illustre Briochin.

 

Nous saluons aussi les descendants   excusés  de Pierre Ogé le sculpteur du monument de 1889, notamment Yves Ogé de Paris et Jeannette Madeline née Ogé, d’Arzon dans le Morbihan.

 

M. Le Préfet des Côtes-d’Armor, absent du département, s’excuse de ne pouvoir être présent à notre rassemblement-anniveraire. Cette excuse, on n’en doute pas, vaut reconnaissance du bien-fondé de ce présent rassemblement et est pour nous tous un encouragement à persévérer.

Un certain nombre d’élus de la République ont demandé de les excuser :

        - Bruno Joncour, Maire de Saint-Brieuc, Vice-Président de Saint-Brieuc-Agglo, représenté par Roger Bonnin. Maire-adjoint.

        - Claudy Lebreton, Président du Conseil Général des Côtes-d’Armor, représenté par Michel Brémont, Vice-Président.

        - Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne, représenté par Michel Morin, Vice-Président.

 

Ont aussi demandé de les excuser :

 

- Charles Josselin, Ancien Ministre, Président honoraire du Conseil Général et  Vice-  Président en charge de la culture au Conseil Général ;

- Philippe Guéniffey Maire-adjoint ;

- Gérard Bléjean Maire-adjoint ;

- Muriel Cottret, Mado Lefaucheur et Martine Hubert Conseillères municipales de Saint-Brieuc ;

- Danielle Bousquet, députée ;

- Jean Gaubert député ;

Nous remercions de leur participation,  Joelle Le Gagne,  Elisabeth Séité et Pierre Delourme Maires-adjoints, Gilbert Robert et Bernard Le Run Conseillers municipaux.

 

 

 Nous saluons la présence à nos côtés de deux organisations, la Ligue des Droits de l’Homme et l’Association Républicaine des Anciens Combattants.

 

1. La Ligue des Droits de l’Homme a une présence justifiée  pour deux raisons essentielles :

 

         - La LDH se réfère  à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen votée par Poulain-Corbion député de Saint-Brieuc le 26 août 1789.

         - L’autre raison renvoie à Armand Dayot, l’initiateur du monument Poulain-Corbion de 1889 et animateur des Bleus de Bretagne. Il prit parti avec Emile Zola, Clémenceau, Eugène Carrière et d’autres en faveur du Capitaine Dreyfus.

 

 La LDH a précisément vu le jour en 1895 dans les tumultes de l’Affaire Dreyfus.

 

      2. L’Association Républicaine des Anciens combattants :

 

Sa présence à nos côtés se justifie aussi pour une  double raison :

            - Poulain-Corbion est une victime de  guerre, de la guerre qui dressait en 1799 les Chouans contre l’Etat républicain ;

            -  la destruction du monument érigé en 1889  est un dommage de  guerre, de la dernière guerre 39-45.

Et nous pouvons reprendre à notre compte cette appréciation d’un journaliste briochin de 1942, rapportant l’enlèvement et l’embarquement de la statue dans un camion : « …c’était comme un homme tué deux fois ».

 

Bref survol historique des événements :

 

A.     Poulain-Corbion est un acteur de la Révolution française.

 

  1. Jean-François Poulain de Corbion naît à Quintin en 1753, où subsiste toujours la Maison Poulain siège de l’Office de Tourisme. Avocat à Saint-Brieuc. Maire de 1779 à 1789. Adepte des Lumières. Ouvert aux questions sociales : rédige une brochure en défense des paysans. Il a à son  actif plusieurs réalisations. La place Duguesclin, l’assainissement du secteur St-Guillaume ou encore  l’aménagement  du port du Légué

 

  1. Pour résoudre les problèmes budgétaires (la dette déjà !)  Louis XVI, convoque les Etats Généraux à Versailles pour le 5 mai 1789. Poulain de Corbion est le principal rédacteur du cahier de doléances de Saint-Brieuc et est élu député du Tiers état avec Palasme de Champeaux pour y représenter leur ville.

 

  1. On sait que la réunion des Etats-Généraux va enclencher un processus révolutionnaire qui va durer plusieurs années. L’assemblée du Tiers va se proclamer Assemblée Nationale Constituante et ne se dissout qu’en septembre 1791, après avoir adopté une Constitution,

 

  1. Des réformes fondamentales vont être engagées qui vont changer radicalement notre pays.

 

On pourrait  souligner deux mesures parmi un grand nombre,  qui ont une résonance particulière aujourd’hui :

 

A. La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen est  une référence universelle :

 

Article premier :  «  Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.. »   Ce qui signifie l’abolition des privilèges, notamment ceux attachés à la naissance.

Certes beaucoup restait à faire…reste même encore aujourd’hui à faire. Mais c’est une déclaration fondamentale dans notre histoire.

On connaît moins les autres articles, notamment l’article X :

L’article X précise que « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses. ». C’est une  disposition qui met fin aux ségrégations et persécutions des minorités religieuses ou philosophiques : protestants, juifs ou autres. Cet article  préfigure en outre les lois laïques notamment scolaires des années 1880 et la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905.

 

  1. On pourrait citer une autre mesure, moins prestigieuse sans doute, mais qui n’est pas sans importance : elle concerne  l’administration de notre pays avec notamment la création des départements. En effet l’abolition des privilèges concernait aussi l’abolition des particularismes multiples, d’ordre fiscal , juridique ou commercial, attachés aux provinces. On notera que le Haut Clergé et la Noblesse de Bretagne refusèrent car ils  pressentaient les réformes à venir, d’envoyer des députés aux Etats généraux.

 Dans un souci d’égalité et de démocratie, l’Assemblée Constituante  substitue donc aux provinces,  les départements.

Les Côtes-d’Armor, anciennement Côtes-du-Nord, sont un héritage de la Révolution.

 

 Poulain-Corbion oeuvrera à placer à la tête de l’Administration Départementale le Paimpolais Nicolas Armez., qui sera un administrateur dévoué et d’une grande compétence.

 

 

B.     Poulain-Corbion Commissaire du Directoire

 

Revenu à Saint-Brieuc après la dissolution de l’Assemblée Constituante, Poulain-Corbion décline la proposition qui lui est faite de reprendre son siège de maire. Il ne va plus avoir de mandat national, ayant seulement des responsabilités locales.

 

Nous sommes entrés en République au lendemain de la victoire française à Valmy en Champagne, le 20 septembre 1792,  victoire remportée au cri de Vive la nation sur les armées de l’Europe coalisées contre le nouveau régime.

 

Poulain-Corbion, à partir de 1797 va exercer la fonction  de procureur de la commune, désigné par les élus municipaux pour être commissaire du gouvernement de la République dont le nom d’alors est « le Directoire ». Cette fonction  de commissaire du Directoire,  au niveau des villes n’existe plus, mais elle n’est pas sans rappeler celle actuelle de Préfet (celui-ci est toutefois  nommé au niveau du département par le pouvoir central ce qui n’était pas le cas on l’a vu pour les commissaires du Directoire)).

 

Ce mandat de commissaire du Directoire lui donne notamment des attributions et des responsabilités de type militaire, dans un pays et une région de l’ouest de la France où l’on vit une situation de guerre civile, les insurgés bénéficiant de surcroît de l’aide de l’Angleterre.

 

L’attaque des Chouans dans la nuit du 4 au 5 brumaire an VIII (25-26 octobre 1799) le désigne donc aux yeux des agresseurs, au double titre de responsable militaire et de représentant de la République.

 

 Divers témoignages et travaux d’historiens attestent  de la violence  des combats qui se sont déroulés, les Chouans étant au nombre de 600 dans une ville qui ne comptait pas encore 8000 habitants.

 

Le rapport officiel rédigé dès le 7 brumaire détaille l’attaque, et relève le nombre important de victimes :

 

(…)Lorsque l’on put vérifier le mal qu'avait fait l’ennemi , on reconnut qu’il avait emmené une pièce de campagne de 4. On trouva dans les rues et sur la place sept bourgeois tués, au nombre desquels était Poulain-Corbion père, commissaire du directoire exécutif , un gendarme. Il y a eu neuf bourgeois blessés grièvement, ainsi que le capitaine de la gendarmerie, trois gendarmes et trois militaires.  On trouva aussi dans  les rues trois chouans tués, et dans une maison un chouan blessé à mort. A deux portées de fusil de la ville on trouva huit chouans morts..(…)..

 

Un de ses arrière- petit-fils, quelques années plus tard apporte ainsi son témoignage :

 

(…). Il était deux heures du matin. M. Huet, ancien notaire, m’a souvent raconté que, dans la matinée, il avait contemplé son cadavre adossé contre la tour nord de la cathédrale et sa belle chevelure blanche rougie par son sang. Son fils, mon grand-père, qui était lieutenant des canonniers, fut blessé dans la rencontre, et ma grand-mère m’a plus d’une fois parlé de la nuit affreuse qu’elle avait passée au corps de garde, (…).

 

       Dans l’Histoire socialiste de la Révolution française rédigée sous la direction de Jaurès, on peut lire :

(…) En revanche, le premier Mercier, dit la Vendée surprenait Saint-Brieuc le 5 ( 27 octobre) ; il avait sous ses ordres les surnommés Justice, César et Pierrot. Ils n’eurent pas le temps de vider les caisses, mais assassinèrent le commissaire du Directoire près l’administration municipale, Poulain-Corbion, qui refusa de crier « Vive le roi », le capitaine de gendarmerie, trois gendarmes, trois autres militaires ; (…).

 

Cette fin tragique et glorieuse de Poulain-Corbion constitue un fait majeur de l’histoire de Saint-Brieuc.

C’est en tout cas le sentiment de ses contemporains qui proposèrent dès l’année 1800 de lui élever un monument à sa mémoire.

C’est aussi ce souci qui anime les Républicains de 1889, année du premier centenaire de la Révolution lorsqu’ils lui érigent, devant l’Hôtel de ville inauguré aussi en 1889 une superbe statue œuvre du sculpteur briochin Pierre Ogé.

 

C. Le monument de 1889 par le sculpteur Pierre Ogé

 

 Pierre Ogé  a à son actif de nombreuses réalisations : le monument aux morts de 1870, initialement sur le Champ de mars, actuellement dans le carré militaire du cimetière de l’Ouest. Citons quelques autres œuvres : Ahès, Virginie, Le Baptème gaulois,  Mgr Bouché visible dans la cathédrale, le Pilleur de mer dont le bronze fut acheté par la ville de Paris pour le parc des Buttes Chaumont.

 Le monument Poulain-Corbion est situé devant l’Hôtel de ville. Le personnage de Poulain-Corbion est en bronze représenté symboliquement dans un geste de défi à l’encontre de ses assaillants. Le socle est également de belle facture, œuvre du tailleur de pierre Jean Hue : il portait gravés les noms des victimes de la nuit du 4 au 5 brumaire an VIII.

 

S’il est vrai que les monuments publics sont à la frontière de la politique et de l’art, le monument Poulain-Corbion était bien représentatif de cette double caractéristique.

 

 Poulain-Corbion est à Saint-Brieuc, et dans le département, la figure emblématique d’une République encore fragile et qu’il fallait donc défendre et consolider. Et Pierre Ogé, enfant de Saint-Brieuc né à Plérin en 1849, mort à Paris en 1913, a été un talentueux sculpteur.

L’inauguration  en grande pompe a lieu le 25 août 1889, l’année du centenaire de la Révolution française,  sous les vivats et les cris associés de Vive Poulain-Corbion et Vive la République.

 

A noter : Une conférence sur Pierre Ogé et la statuaire du XIXème siècle sera organisée le vendredi 18 mai 2012 dans la salle du Conseil Municipal de l’Hôtel de ville. Elle sera animée par Agathe Cabau, historienne d’art à  Paris- Sorbonne. Cette annonce vaut invitation.

 

D. La destruction du monument.


Le monument Poulain-Corbion a été détruit pendant l’occupation, en 1942, pour en récupérer le bronze.  En fait, le régime de Vichy, comme dans d’autres circonstances encore plus dramatiques, est allé au-devant et au-delà des désirs des armées du Reich.

 

 Ainsi  la Loi du 11 octobre 1941 relative à l’enlèvement des statues et monuments métalliques en vue de la refonte.


  "Nous, Maréchal de France, Chef de l’Etat Français, le conseil des ministres entendu, décrétons :

 Article 1er. Il sera procédé à l’enlèvement des statues et monuments en alliage cuivreux sis dans les lieux publics et dans les lieux administratifs, qui ne présentent pas un intérêt artistique ou historique.

 Article 2. Une commission sera créée dans chaque département pour déterminer les statues et monuments qui devront être conservés, en raison de leur caractère artistique ou historique. Des arrêtés pris par le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Jeunesse fixeront la composition de ces commissions.

 Article 3. Les objets métalliques enlevés seront mis à la disposition du Secrétaire d’Etat à la Production Industrielle dans les conditions qu’il fixera en accord avec le Secrétaire d’Etat à l’Economie Nationale et aux Finances, afin de remettre les métaux constituants dans le circuit de la production industrielle ou agricole.

 Article 4. Le présent décret sera publié au Journal Officiel et exécuté comme loi de l’Etat.

 Fait à Vichy, le 11 octobre 1941 par Philippe PETAIN, Maréchal de France, Chef de l’Etat Français.Le Ministre, Secrétaire d’Etat à l’Economie Nationale et aux Finances, Yves BOUTHILLIER.Le Ministre, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, Pierre PUCHEU.Le Secrétaire d’Etat à l’Education Nationale et à la Jeunesse, Jérôme CARCOPINO.Le Secrétaire d’Etat à la Production Industrielle, François LEHIDEUX."

 

 Le sacrifice des monuments publics au service de l’effort de guerre allemand.


 L’historienne France Debuisson qui a étudié les enlèvements de monuments métalliques dans les Côtes-du-Nord  rapporte ainsi l’événement :

 

" 1941. Il faut trouver des métaux non ferreux pour sulfater les vignes et approvisionner l’industrie, trouver du cuivre et de l’étain à tout prix. Ce sont « des mesures de salut public » selon l’amiral Darlan.


Elle précise toutefois avec pertinence :

« C’est aussi une bonne occasion de faire place nette, aussi bien politiquement qu’esthétiquement, de toutes les gloires plus ou moins contestables élevées sur des socles par la République ».

 

Son constat est amer mais sans équivoque :

« En fait de sulfatage, le bronze des statues part aussitôt pour Duisbourg en Allemagne comme « bronze-statues », puis plus discrètement comme « mitraille de vieux métaux destinés à la refonte ». Les vignes françaises n’ont donc jamais profité du sacrifice des monuments publics qui ont fini dans l’effort de guerre allemand (…) ». 


E.   Le projet en cours d’un nouveau monument à Poulain-Corbion

 

On peut à cette étape faire le point, de ce qui relève aujourd’hui de nos responsabilités de citoyens au regard de cette histoire ainsi brièvement rapportée.

 

Nos responsabilités se résument à ceci : reconstruire ce qui a été détruit.

 

 En préalable, on ne soulignera jamais assez que la Municipalité de Saint-Brieuc de 1942 avait bien l’intention de faire refaire le monument. A cette fin, elle demanda et obtint, en mars 1942,  l’autorisation de la Kommandantour de prendre des photos de l’enlèvement. Ce qui fut fait en présence de militaires allemands par le photographe Delaunay. Ces photos ont été conservées aux Archives Municipales. De même la Municipalité donna au petit-fils de Jean Hue l’assurance que le socle serait conservé, à cette fin d’être rétabli.

 On sait qu’il a lui aussi disparu.

 

Reste donc et c’est l’essentiel notre détermination commune, dont votre présence atteste qu’elle est largement partagée.

 

 

Le partenariat entre l’Association Républicaine Poulain-Corbion et la Municipalité de Saint-Brieuc se donne cet objectif : faire refaire un nouveau monument, à l’image et de la facture de celui de Pierre Ogé qu’il s’agit aussi, par là-même, de réhabiliter. Un projet a été rédigé son coût estimé au plus serré, soit 97 000 euros.

 

1. Le socle de granit sera  matière d’une opération pédagogique menée par les enseignants et les élèves du Lycée d’Enseignement Professionnel de Quintin comme en ont convenu le Proviseur, le Chef de travaux et l’enseignant de taille de pierre.

 

2. Le dossier a été transmis aux différentes instances pour une sollicitation de subventions : Conseil Général, Conseil Régional, DRAC. La participation de mécènes privés est également sollicitée.

 

Nous ne sommes pas un lobby, ni ne voulons pas en être. Nous sommes convaincus que le projet de nouveau monument, impunément détruit, est justifié pour de multiples raisons.

 

Nous avons la ferme conviction que ce monument se fera, et que plus nous serons nombreux à le soutenir plus vite viendra sa réalisation.

 

 

   3. Il s’agit répétons-le encore, par la reconstruction d’un monument Poulain-Corbion , de reconstituer une partie essentielle du patrimoine révolutionnaire et républicain ainsi qu’ artistique de la ville.


 La connaissance du passé est constitutive de nos racines. Elle préjuge aussi de notre avenir. C’est ce qu’avaient compris ceux qui, en 1889, près d’un siècle après la nuit tragique, avaient parrainé la construction d’un monument en l’honneur de Poulain-Corbion : Jules Simon, Leconte de Lisle et Ernest Renan étaient de ceux-là.

 

L’objectif principal de notre association sera atteint quand sera reconstruite, sur cette même place, la statue à la gloire de Poulain-Corbion, détruite par les nazis avec le soutien du régime de Vichy.

 

Ranimer, comme nous le faisons chaque année, le souvenir de son sacrifice, ne peut que raviver les valeurs républicaines de démocratie, de laïcité, de solidarité et de fraternité.

 

Le Monument reconstruit  retrouvera ainsi sa fonction de 1889 : rappeler par une œuvre d’art, l’attachement de nos concitoyens aux valeurs de la République, de liberté, d’égalité et de fraternité, valeurs que par-delà nos diversités il nous faudra toujours et encore, défendre et promouvoir.

 

Honneur à Poulain-Corbion !

Gloire à Pierre Ogé !

Vive la République !

 

 

         Devant la plaque commémorative de la mort de Poulain-Corbion

A partir de la gauche : Jean-Claude Champagne ; Claude Bouveret (ARAC) ;

Edouard Le Moigne ; Annick Audoux (LDH).

 

 

 

                                  Place du Général de Gaulle

 

 

Quentin Renault accrochant la gerbe ; Adèle ; Edouard Le Moigne

 

 

 

                                         Le Chant du départ

 

                Adèle, Hermione et Maël descendants de Poulain-Corbion

                       Yvonne Le Moigne et Jean-Claude Champagne

 

Le Chant du départ (Méhul/Chénier).

 

 

 

                   L' AG sous la présidence de Marylène Chenet 



30/10/2011

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